Une chaufferie bois à Saint-Genis-laval?


Ce projet a fait l'objet d'une enquête publique, le rapport fait etat d'un avis défavorable. Vous le trouverez ici



Lettre ouverte aux conseillers métropolitains


Dans le cadre des délibérations du conseil métropolitain des 15 et 16 décembre, une lettre ouverte à été envoyée aux différents conseillers de la métropole. Ce courrier est co-signé par l'AGUPE et Stop Enfumage.
Vous trouverez le contenu de cette lettre ci-dessous



ADN de Stop Enfumage



Les recherches que nous avons conduites nous ont convaincues que les chaufferies bois constituent des risques potentiels majeurs, pour la santé publique, l'environnement et le réchauffement climatique.
Des projets sont en phase d’études, de projets ou de réalisations dans la région Lyonnaise.
Nous contestons le recours à la « biomasse » pour alimenter les réseaux de chaleur. Ce terme, cache en réalité un système de combustion au bois qui, sur de nombreux aspects, n’a rien de sain et d’écologique:


Pollution


• La combustion du bois est, de très loin, la première source de pollution de l'air, y compris en ville. Source : Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution de l'air, (CITEPA) : Émissions de dioxyde de carbone (CO2), composés organiques volatiles (COV), hydracarbures aromatiques polycycliques (HAP), oxydes d'azote (NOx), ammoniac (NH3), soufre (SOx), contribuant à des problèmes respiratoires, cardiovasculaires mais aussi cancérigènes et perturbateurs endocriniens,
• La combustion du bois représente près de 70% des émissions de particules fines et très fines non mesurées.
• Les dernières recommandations de l'OMS sur les niveaux de pollution sont bien en dessous des seuils réglementaires aplliqués en France (qui ne sont pas toujours respectées par les chaufferies),
• Pour bien capter les polluants de la fumée, il faut installer et exploiter des systèmes de filtration sophistiqués. Même si les coûts correspondants sont plus élevés que pour une filtration traditionnelle. Les systèmes de filtrations sont trés onéreux en frais de fonctionnement et sont donc une équation entre des "seuils acceptables" et des coùts associés. La France par exemple est beaucoup plus permissive que l'Italie ou la Suède en terme de limites d'émission réglementaires (source ADEME).
• Sur les chaufferies bois, on peut noter des fumées noires, lors du démarrage de la chaudière ou en cas de dysfonctionnement du filtre à manche. (cf notre dossier sur les filtres de chaufferies)
• Lors de redémarrage (plusieurs fois par an, les filtres ne sont pas utilisés et les mesures de pollution et de poussieres ne sont pas prise en compte).
• Les « condensables »: En condensant, certains polluants gazeux peuvent devenir particulaires. Ils peuvent également être captés par l'humidité ambiante, les gouttes de brouillard et tomber sous forme de gouttelettes acides. Ils se fixent parfois sur les suies et autres microparticules, ce qui renforce la toxicité des mictoparticules. Jusqu’à présent sous-évaluées dans les inventaires d'émissions (source CITEPA).

Figure 1: Ce tableau compare les tailles des particules les unes par rapport aux autres(les normes francaises ne prennent en compte qu'au delà de PM2.5)

• Toutes les communes limitrophes sont concernées.... Et si il y a du vent ?

• Dévalorisation de l'immobilier riverain.
• Le bois, c'est deux fois plus de CO2 par kWh que le gaz
! (400 g/kWh contre 200 g/kWh pour le gaz) et c'est plus que pour le charbon,
• Selon les scientifiques du GIEC, au rythme où se développe le chauffage bois, il pourrait provoquer une augmentation de 10% des gaz à effet de serre dans les 10 prochaines années.

• Circulation : des camions seront nécessaires pour acheminer le bois déchiqueté.

- Impact de la pollution des camions
- Impact sur la sécurité des piétons et des vélos.
- Congestion du trafic.

• Pollution visuelle : plusieurs cheminées.

Environnement

• Non, la combustion du bois n’est pas neutre en carbone, d'ailleurs elle libère plus de CO2 que la combustion d'énergie fossile.
• Impact sur la biodiversité, coupes rases et plantations mono-spécifiques de résineux !
• La révision de la stratégie nationale bas carbone (SNBC) de la France qui vise à atteindre la neutralité carbone en 2050 se heurte à un problème : d'équilibre entre le maintien des puits de carbone et la combustion de la biomasse qui n'est pas assuré,
Les forêts en très forte tension, souffrent du réchauffement climatique et subissent aussi les attaques de nouveaux organismes envahissants.
•la ressource en bois sera prélevée dans un rayon de 200 kms, en concurrence avec toutes les autres chaufferies de Auvergne-Rhône-Alpes (AURA).
• Le puits de carbone déjà déficitaire en Auvergne (qui est émettrice nette de CO2),
• Les forêts de Rhône-Alpes pourraient atteindre le point de bascule dès 2025 ou 2026,
• La forêt est sur-sollicitée pour les besoins de la transition énergétique,
• On importe du bois du Brésil, du Canada pour faire face à une demande en très forte augmentation,

Figure 2 : tableau de l'empreinte carbone de la forêt et de l’utilisation de son bois, Philippe Leturcq


Alternatives

Énergies fatales : la récupération d’énergie perdue dissipée par des activités diverse (data centers, déchéteries, métros, crématoriums, tunnel…)
Géothermie de surface ou profonde.
Hydroéléctricité : micro step
Pompes à chaleur haute température
Centrale biogaz
Parc solaire thermique et/ou photovoltaïque
Stockages journalier/intersaisonnier de chaleur

Figure 3 La pyramide invérsée de prioritisation place la biomasse en dernier recours Biomasse : enjeu stratégique de la transition écologique


Enjeu économique


Contrairement à ce qui est affirmé, le choix du chauffage urbain, ne s’avère pas toujours être une solution économiquement intéressante pour les usagers, et malgré les importantes aides dont ces services bénéficient.
Ce sujet est particulièrement important dans le logement social.
En effet, si les copropriétés ont la liberté de se raccorder (sous réserve de disposer d'informations fiables), bien souvent, les collectivités locales dimensionnent un projet de chauffage urbain en imposant aux organismes HLM le raccordement de leur immeuble. Les habitants deviennent un public captif et voient parfois leurs factures grimper (source: Association nationale de défense des consommateurs et usagers).
Afin de rendre ces tarifs attrayants et compétitifs, les prix sont favorisés, pour l'instant, par les pouvoirs publics pour leur contenu en énergie renouvelable (dont le principe pour la combustion de biomasse est de plus en plus remis en question).
Les abonnements et les charges liées a la consommation bénéficient actuellement d'une TVA réduite
du fait de subventions accordées par l'ADEME, mais qu'adviendrait-il au cas où ces aides devaient être reduites ou disparaître ?

Les forêts sont de plus en plus en tensions, et doivent toutes faire face à une demande accrue en fonction des besoins et sont de plus en crise face au vagues de chaleur, sécheresses, incendies, ravageurs et pathogènes ceci génère une hausse des prix du bois-énergie comme mentionné ci-dessous par l'AGRESTE











N.B. Seules les collectivitées pourront se raccorder à ce réseau, les habitations individuelles ne pourront pas se raccorder.






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